Crédits de carbone et lutte contre la pollution de l'environnement

Lisez cet article pour en savoir plus sur le concept d'utilisation de crédits de carbone pour le contrôle de la pollution de l'environnement en Inde.

Le concept de crédit carbone a vu le jour suite à une préoccupation croissante et à une prise de conscience croissante de la nécessité de contrôler la pollution afin d'améliorer l'environnement. Il vise à encourager les pays à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et récompense ceux qui atteignent leurs objectifs et incite financièrement les autres à le faire le plus rapidement possible. Les crédits excédentaires collectés en dépassant l'objectif de réduction des émissions peuvent être vendus sur le marché mondial. Un crédit équivaut à une tonne d'émissions de dioxyde de carbone réduites ou non émises.

Ce concept s'est concrétisé par le biais d'un traité de Kyoto à la signature d'un protocole volontaire signé par 141 pays. Indien a également signé le traité. Les États-Unis d'Amérique, qui représentent un tiers des émissions totales de gaz à effet de serre, n'ont pas signé le traité. Le traité prévoit une pénalité pour non-conformité.

Dans la première phase, qui doit débuter en 2007, la pénalité est de 40 euros par tonne d'équivalent en dioxyde de carbone. Dans la deuxième phase, la sanction est de 100 euros par tonne d'équivalent en dioxyde de carbone. Les crédits carbone sont des certificats délivrés aux pays qui réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement de la planète.

Ce concept est l’un des moyens par lesquels les pays peuvent s’acquitter de leurs obligations en vertu du Protocole de Kyoto d’atténuer le réchauffement climatique. Des crédits carbone sont disponibles pour les entreprises engagées dans le développement de projets d'énergie renouvelable qui compensent l'utilisation de combustibles fossiles. Les pays développés doivent dépenser près de 300 à 500 dollars par tonne de réduction de dioxyde de carbone, contre 10 à 25 dollars dans les pays en développement.

Dans des pays comme l'Inde, les émissions de gaz à effet de serre sont nettement inférieures à l'objectif fixé par le Protocole de Kyoto et sont exclues de la réduction des émissions de gaz à effet de serre et autorisées à vendre des crédits excédentaires aux pays développés. Les sociétés étrangères qui ne peuvent pas respecter les normes du protocole peuvent acheter le crédit excédentaire auprès de sociétés d'autres pays par le biais de transactions.

Cela permet au commerce de réduction des émissions de crédit (CER) de s’épanouir entre pays en développement et pays développés. L'échange de droits d'émission de carbone implique l'échange de permis d'émettre du dioxyde de carbone et d'autres gaz à effet de serre, calculés en tonnes d'équivalent de dioxyde de carbone (tCO 2 e).

Un pays ou un groupe de pays plafonne ses émissions de carbone à un certain niveau appelé «plafonnement et échange», puis délivre des permis aux entreprises et industries qui lui accordent le droit d'émettre une quantité déterminée de dioxyde de carbone sur une période donnée. Les entreprises sont alors libres d’échanger ces crédits sur un marché libre. Les entreprises dont les émissions dépassent le montant de crédits qu'elles possèdent seront lourdement pénalisées. Les pays industrialisés achètent des crédits d’émission en investissant dans des projets propres dans les pays en développement.

L'idée derrière l'échange de droits d'émission de carbone est que les entreprises qui peuvent réduire leurs émissions à moindre coût le feront, puis vendront leurs crédits à des entreprises incapables de réduire facilement leurs émissions. Une pénurie de crédits entraînera une baisse du prix des crédits et une plus grande rentabilité pour les entreprises qui s'engagent dans la réduction des émissions de carbone. Les réductions de carbone souhaitées sont ainsi réalisées au moindre coût pour la société.

L'Inde est le principal bénéficiaire, représentant environ 31% du commerce mondial total de carbone par le biais du Mécanisme de développement propre (MDP), et est en train de devenir un acteur sérieux sur le marché mondial des crédits de carbone. Ce mécanisme devrait représenter au moins 5 à 10 milliards de dollars sur une période donnée. Le nombre de projets indiens éligibles à l'obtention de crédits carbone dans les domaines de la biomasse, de la cogénération, de l'hydroélectricité et de l'énergie éolienne s'élève désormais à 225, avec un potentiel de 225 millions d'URCE.

Selon l'Indian Wind Power Association (IWPA), le pays produit environ 1, 3 milliard d'unités d'électricité par an. La valeur des URCEs équivaut à environ Rs. 20 crore et dans ce contexte, l’IWPA propose de constituer un consortium de vendeurs d’éoliennes «Windcon» afin d’aider ses membres à vendre des URCEs. Le prototype de fonds carbone de la Banque mondiale et d’autres agences achètent des URCE à des parcs éoliens.

Cependant, ces agences exigent une taille de projet minimale de 15 MW afin de regrouper les projets à la taille minimale. Avec une puissance installée totale de plus de 1 870 MW, le pays est le cinquième producteur mondial d'énergie éolienne. En outre, les capacités éoliennes sont en augmentation, ce qui accroît le potentiel de revenus du négoce de crédits de carbone.

Les stratégies axées sur la réduction de l’utilisation de combustibles fossiles et la promotion d’autres sources d’énergie renouvelables qui ne dégagent aucune émission de carbone feraient de l’Inde un pionnier sur le marché mondial des crédits de carbone.