Atteindre l'efficacité énergétique en adoptant des technologies propres

Atteindre l'efficacité énergétique en adoptant des technologies propres!

L’efficacité énergétique est considérée comme un corrélat de toute base viable pour le développement durable, car elle réduit les coûts environnementaux et économiques de l’extension des services énergétiques sur lesquels repose le développement. C’est là que se trouvent les défis auxquels les pays en développement sont confrontés pour répondre à leurs besoins énergétiques actuels et futurs. Les nouvelles technologies énergétiques offrent maintenant des possibilités considérables.

La technologie actuelle permet des économies d'énergie immédiates et substantielles qui peuvent réduire les pénuries actuelles ainsi que la demande future. L’acquisition de cette technologie est économiquement intéressante. Des coûts énergétiques inférieurs paient généralement pour l'investissement, et souvent dans un court délai.

L’adoption de nouvelles technologies n’est pas le seul moyen d’améliorer l’efficacité énergétique. De bonnes pratiques opérationnelles et de gestion, souvent simples et peu coûteuses, peuvent minimiser le gaspillage d’énergie. Au niveau macro-économique, l'argument en faveur de l'efficacité est encore plus convaincant, offrant au moins une solution partielle à la pénurie de capital qui sévit dans les secteurs de l'énergie.

Les possibilités d'accroître l'efficacité énergétique sont nombreuses. Le potentiel d'économies est particulièrement important en ce qui concerne l'électricité, dont dépendent de nombreux services associés à un niveau de vie en hausse, à savoir l'éclairage, la réfrigération et la climatisation.

Dans les pays en développement, l'utilisation d'appareils et de procédés plus efficaces pourrait permettre d'économiser jusqu'à 50% d'énergie, tandis que les consommateurs économiseraient environ 25% sur la durée de vie de l'équipement.

Dans le secteur non commercial, l'amélioration de l'efficacité des appareils traditionnels tels que les poêles à bois ou au kérosène pourrait permettre des économies d'énergie substantielles et atténuer la crise énergétique actuelle dans les zones rurales des pays sous-développés et en développement.

Plusieurs foyers améliorés sont déjà en production. En outre, le secteur des transports offre d’énormes possibilités d’économie d’énergie grâce à des mesures d’efficacité énergétique, notamment des routes en bon état, la maintenance des véhicules, la mise au point de véhicules économes en carburant et des systèmes de transport en commun.

Un certain nombre de technologies disponibles peuvent augmenter l'efficacité de la production d'électricité, permettant d'améliorer la moyenne mondiale actuelle d'environ 30% d'efficacité à plus de 60% d'efficacité à long terme. Cela réduira le besoin de production d'énergie supplémentaire et les coûts environnementaux associés.

L’amélioration de l’efficacité de la production et de la conversion de l’énergie est généralement appelée stratégie gagnant-gagnant. À un coût relativement bas, le potentiel d'amélioration de l'efficacité énergétique est important et peut réduire les impacts environnementaux à toutes les échelles. Un certain nombre de technologies avancées et nouvelles, allant des turbines à gaz à haute température aux piles à combustible, promettent des rendements encore plus élevés dans la production et la conversion de combustibles fossiles.

Les technologies existantes pour réduire les impacts environnementaux de la production d'énergie incluent des méthodes de production d'énergie plus efficaces et le passage à des combustibles fossiles émettant moins de carbone, tels que le charbon, le pétrole ou le gaz naturel, ou le pétrole au gaz naturel.

L'adoption généralisée de technologies propres pourrait atténuer un certain nombre de problèmes environnementaux mondiaux, régionaux et locaux. Les avantages pour l’environnement mondial sont notamment la réduction des émissions de gaz à effet de serre et de substances qui appauvrissent la couche d’ozone et la réduction de la demande de ressources énergétiques.

L'adoption généralisée d'une technologie de production propre ne sera pas possible sans surmonter un certain nombre d'obstacles. Les prix bas du carburant, par exemple, n'incitent guère à investir dans des systèmes énergétiques à haute efficacité énergétique, sauf si un investissement peut entraîner des réductions de coûts considérables en peu de temps.

Le Sommet mondial sur le développement durable (2002) a suggéré aux pays en développement d'adopter les mesures suivantes pour la gestion de l'énergie:

a) Développer et diffuser des technologies énergétiques alternatives dans le but de consacrer une plus grande part du mix énergétique aux énergies renouvelables, d'améliorer l'efficacité énergétique et de s'appuyer davantage sur des technologies énergétiques avancées, y compris des technologies utilisant des combustibles fossiles moins polluants.

b) Accélérer la mise au point, la diffusion et le déploiement de technologies d'efficacité énergétique et de conservation de l'énergie abordables et plus propres, ainsi que le transfert de ces technologies, en particulier aux pays en développement, à des conditions favorables, notamment des conditions concessionnelles et préférentielles, convenues d'un commun accord entre les pays .

c) Prendre des mesures, le cas échéant, pour éliminer les subventions dans les domaines qui entravent le développement durable. Soutenir les efforts visant à améliorer le fonctionnement, la transparence et l'information sur les marchés de l'énergie en ce qui concerne l'offre et la demande et à assurer l'accès des consommateurs à des services énergétiques fiables, abordables, économiquement viables, socialement acceptables et respectueux de l'environnement.

d) Les gouvernements sont encouragés à améliorer le fonctionnement des marchés nationaux de l'énergie de manière à soutenir le développement durable, à surmonter les barrières commerciales et à améliorer l'accessibilité, en tenant pleinement compte du fait que ces politiques doivent être décidées par chaque pays sur la base de ses propres principes. caractéristiques et capacités.

e) Utiliser les instruments et mécanismes financiers, en particulier le Fonds pour l’environnement mondial, dans le cadre de son mandat, pour fournir des ressources financières aux pays en développement et sous-développés afin de répondre à leurs besoins en matière de formation et de savoir-faire technique, notamment pour promouvoir l’efficacité énergétique et la conservation.

f) Dans les pays développés, les services énergétiques peuvent être fournis avec beaucoup moins de dégradation de l'environnement grâce à une augmentation significative de l'efficacité énergétique associée à une production plus propre. Ces changements nécessiteront que les politiques économiques fixent le prix juste, intériorisent toutes les externalités environnementales, mobilisent un capital rare et augmentent de manière significative le rythme de développement et de diffusion de nouvelles technologies non polluantes.